samedi 27 avril 2024

Sortie du 27 avril 2024 à Saint Nizier du Moucherotte


Tient, c'est samedi, et cette fois encore, le temps est resté sans pluie, et contrairement à la semaine précédente avec des températures clémentes !

En arrivant à proximité de la Nécropole  de Saint-Nizier du-Moucherote, les 17 participant·e·s ont été surpris par les bourrasques de vent qui devaient dépasser largement les 100km/H, faisant trembler le panneau de signalisation. Un excès d'au moins 70km/h, mais sans aucune possibilité de verbaliser qui que ce soit !

En partant de cet endroit mythique, nos pensées en cette veille de la commémoration de la déportation, ne pouvaient avoir comme seule toile de fond l'engagement de ces hommes dans le premier maquis du Vercors. De cet endroit, les maquisards ont exercé la résistance aux Allemands épaulés par des miliciens, la plus vive et acharnée, les 13 et 15 juin 1944.

Différentes photos montrent l'historique de ces combats. 

L'objectif de cette randonnée était de marcher sur le chemin conduisant vers le secteur de la Ferme Durand à Sassenage, en tentant de trouver si possible, quelques morilles.

Le regard aguerri de Jean-Pierre, sera attiré par la première morille et Lonny tendra sa petite main pour la cueillir, en disant : "tiens maman, c'est pour nous !"; Bien évidemment Valérie lui dira : " ce n'est pas toi qui la trouvée ! "; réplique : "mais c'est moi qui l'ai ramassée".

La seconde sera découverte par Martine. Jean-Marc, de l'autre côté du sentier annoncera deux autres spécimens trouvés.

Et le vent ne voulait pas faiblir, les deux chevaux s'étaient mis à l'abri et devaient dans leurs expressions se demander quelle folie s'était emparée des sociétaires de la mycologie de Sassenage, pour oser s'aventurer par un temps pareil !

Un bon moment se passera avant d'entrevoir un rond de sorcière porteur de mousserons de la Saint Georges. Olivier montrera à Lonny ce champignon qui sent la farine.

La vue sur le Plateau du Sornin se détachait de façon admirable, d'où le choix de vous en faire profiter en mettant cette image en Une du billet de ce jour.

Avant  de débusquer d'autres ronds le long du chemin, Alessandro trouvera un beau morillon.

Les amatrices et amateurs de Calocybe gambosa, c'est le nom latin du tricholome de la Saint Georges, pourront un peu plus loin, en récolter quelques uns. Omelette ou crème fraiche avec des pâtes, les papilles peuvent de délecter de ce champignon à consommer de préférence assez rapidement.

Dans ce secteur, depuis quasiment une quinzaine d'années, une multitude de site évoquent le "Refuge à Laura", le dénicher aura été une sacrée expérience avec des tortillons dignes de Koh-Lanta, chevaucher un arbre en travers ou bien trouver la lucarne du haut qui évite la cabriole.

Sur ce sentier très peu fréquenté, quelques brins de muguet iront embaumer au moins deux appartements de Sassenage.  Joël montrera ses trouvailles:  une morille conique, une morille blonde, un morillon.

Sur son site le cyclo-Club de Sassenage révèle l'histoire de ce refuge: 

"un papa avait voulu faire plaisir à sa fille Laura en lui construisant cette cabane. Inlassablement au fil des jours, il avait transporté les matériaux nécessaires à cette construction. A l'intérieur on y trouve un cahier où l'on peut écrire quelques mots. En consultant le web, j'ai lu qu'un cahier vieux de 22 ans y avait été brulé. C'est dire, que même dans le monde de la montagne, on trouve des imbéciles."

Il semble que cette construction daterait de 1972. La volonté de ce papa qui a entretenu avec passion longtemps cette cabane c'est que les randonneurs de passage apportent au fil du temps leurs modestes contributions à sa préservation.

De la-haut, sur un pente abrupte, nous avions une vue sur la vallée s'étendant de Saint Egrève à Grenoble, etc... Ces images nous les avons immortalisées et elles sont présentes dans le dossier mars-avril 2024.

Après le casse croûte et le café partagé en divers points dont le refuge à Laura, délicatement nous pouvions amorcer le retour vers nos véhicules. Martine trouvera de quoi compléter sa recherche, au détour d'un chemin pour terminer avec 5 morilles.

A l'aller, le dénivelé positif était de 156 mètres et le négatif de 423 mètres. Aussi ce cumul de descentes est devenu après nous être restaurés, des pentes à gravir, alors que seulement 250 mètres avaient été annoncés. Au total, nous avons parcouru 11km et presque 500 mètres de dénivelé.

Ce soir, le repos sera précieux et le sommeil pourra être bercé par la multitude de paysages vus, à la veille d'un dimanche qui s'annonce comme très arrosé !

Pour la dernière fois, les images sont rajoutées au dossier mars-Avril 2024 

 

 

dimanche 21 avril 2024

Sortie du 20 avril 2024 dans le Valbonnais


La destination choisie pour cette sortie était Chantepérier qui depuis le 1er janvier 2019 regroupe les communes historiques de Chantelouve et du Périer.

Parvenus à Le Périer, et après une visite rapide des lieux, nous avons constaté que les frênes n'étaient pas encore à maturité. D'autre part, l'herbe était rase, sans floraison, ce qui était un signe d'absence de poussée fongique.

Il est vrai que la météo joue au yoyo, avec selon les jours des températures en excès et le lendemain en retrait sur les moyennes observées. C'est peut-être une des conséquences du changement climatique.
Ce n'est pas d'hier que date l'expression si populaire "en avril, ne te découvre pas d’un fil, en mai, fais ce qu’il te plaît"
Au Moyen Âge, les gens utilisaient souvent des proverbes pour transmettre des enseignements, des conseils ou des observations sur la vie quotidienne. 
Les dictons météorologiques étaient particulièrement courants, car les conditions climatiques jouaient un rôle important dans la vie de l'agriculture.
 
Les sept sociétaires présent·e·s se sont résolus à faire demi-tour, sur une altitude plus basse vers le plan d'eau de Valbonnais.
Ce joli plan d'eau possède un  beau décor avec les montagnes environnantes : le Parc des Écrins d'un côté, et le Massif du Grand Armet de l'autre. 
 
Au hasard de cette belle balade, nous nous serions crus dans le Nord de l'Écosse en croisant des Highlands : ces vaches à poils longs pourvues
de grandes cornes. Cet animal rustique très apprécié pour sa viande au goût persillé, est capable de supporter la rudesse du climat et de survivre dans les Highlands. 

Nous avons visité la motte castrale du Valbonnais.
 
Les mottes castrales édifiées en terre, avec des pierres et avec tout ce que les habitants avaient à leur disposition, avaient une fonction défensive. En l'an mille, une motte castrale pouvait tout à la fois revêtir un aspect militaire et symboliser la résidence seigneuriale. En savoir plus:  télécharger la gazette !

Avec ce parcours du tour du lac, Joël a fait la découverte de quelques morilles.
    
Un grand soleil rayonnait, mais la forte bise avec des rafales à 70 km/heure, donnait des frissons.

Pour déjeuner à l'abri du vent, nous avons choisi la terrasse du restaurant du lac, l'accueil a été fort sympathique. 
Les images sont rajoutées au dossier mars-Avril 2024 
 

 

samedi 13 avril 2024

Sortie du 13 avril 2024 départ Gare de Pariset


A notre arrivée à proximité de l'ancienne Gare de tramway de Pariset à la Tour sans Venin, Jean-Marc a présenté aux 15 sociétaires présents la réalisation de la ligne GVL du tramway qui reliait Grenoble à Villard de Lans.

Le premier tronçon réalisé en 1911 de 6 km allait de Grenoble à Seyssins. 9 ans plus tard en 1920, c'est la fin des travaux avec 39km de voies au total.

Par jour, 4 tramways faisaient le trajet en été, et 3 en hiver. Pour accomplir le circuit entre Grenoble et Villard de Lans, soit les 39 kilomètres, il fallait compter 2H50.

Grenoble est à une altitude de 212 mètres et Saint Nizier du Moucherotte à 1170 mètres, fort heureusement, la traction était électrique.

En 1927, c'est l'apogée de la ligne avec 343 000 personnes transportées au cours de cette année-là ! Ce tramway cessera son activité en 1949.

Nous voici lancé sur les traces de cette aventure achevée, il y a 75 ans pour accomplir la seconde section démarrant à une altitude de 700 mètres.

D'ailleurs au retour de notre randonnée, nous franchirons les tunnels des Envers long de 117 mètres et celui des Châtelaines de 30 mètres ainsi que le viaduc de Pariset.

Nous sommes à la recherche des morilles, Jean-Marc sera le premier à en découvrir deux, puis Olivier invitera Michel à photographier sa découverte à la cime d'un talus; bon seigneur, il dira: " je te la laisse, hier j'ai fait une belle cueillette !"

A chacun de se dire: "mais elles sont où, les morilles !" Les paniers restaient désespéramment vides. Dans un pré, Jean-Marc trouvera des ronds de sorcières avec des mousserons de la Saint Georges, dans un autre, quelques marasmes et puis la perle, une nouvelle belle morille.


Du coup, le groupe diversifiait ses recherches, entre la collecte d'ail des ours, ou bien pour Philippe de fleurs de pissenlit afin de réaliser une confiture.

Le long des sentiers ou des voies, les floraisons sont belles, il y a même encore du houx avec des boules. Les orchis maculés et les orchis pâles s'offrent à nos regards.

Les fraisiers des bois sont en fleurs, c'est le printemps avec ses contrastes de la neige de mardi aux fortes chaleurs de ce samedi.

Les trois Pucelles sont trois aiguilles rocheuses qui dominent Grenoble à l'entrée du Vercors. Selon la légende, de ce côté-ci, nous  voyons, de dos ces trois filles du Seigneur de Naves, transformées en pierre par Charlemagne. De quoi, imaginer des formes particulières sur leurs crêtes.

Le circuit initial a été écourté et nous avons pique-niqué au Pré des Arcelles, chacune et chacun pouvant choisir son arbre.

Le pique-nique est aussi un moment de partage et d'échanges, Joëlle et Philippe, nous a appris l'accident de ski à Val Thorens de Michel G. nous lui souhaitons un prompt rétablissement. 

Michel B. a rappelé la sortie annuelle au village vacances de Valloire en Savoie des 1 et 2 juin prochain et les différents désistements. Pour maintenir le prix groupe négocié, nous devons trouver d'ici le 20 avril, 6 personnes, y compris exceptionnellement non membres de notre association. Le samedi serait réservé à la découverte de la flore au Col du Lautaret, chacun apporte son pique-nique. Le diner du soir, la 1/2 chambre, le petit déjeuner et le panier repas ont été négocié à 99€ par personne.

Au carrefour Blanche Neige se dressent 3 lignes électriques à très haute tension, l'une construite en 1970 transporte le courant à 225 000 volts entre le Sud et le Nord Ouest de Grenoble; les 2 autres érigées en 1961 relient l'Est lyonnais et le Sud de Grenoble. 

C'est sur le retour que quelques morilles supplémentaires seront découvertes, ainsi que des morillons. Pour Channa, ce sera plutôt des verpes de bohêmes, classées selon différents ouvrages parmi les comestibles. Pourtant, la comestibilité de la Verpe de Bohème ne semble pas faire l’unanimité des mycologues. 

Certains ont évoqué la présence de gyromitrine, molécule responsable du syndrome gyromitrien mais les analyses n’ont jamais été effectuées. Le centre anti-poison de Marseille, en mars 2018 alerté sur le cas d'un patient de 24 ans ayant consommé ce champignon qui a été intoxiqué, appelle à la plus grand prudence.

C'est cette recommandation que nous avons suivie !

C'est tout de même, une belle randonnée avec un dénivelé de 396 mètres sur une longueur de 9,6 km, ce soir il y aura quelques courbatures en perspectives !

Les images sont rajoutées au dossier mars-Avril 2024 


samedi 6 avril 2024

Sortie du 6 avril 2024 au Sappey en Chartreuse


Sur le parking du Sappey en Chartreuse, nous nous sommes retrouvés à 17 pour débuter cette randonnée jusqu'à la cabane forestière de Velouse à 1360 mètres d'altitude. Nous avons démarré avec un seul groupe.

Sur la montée de Jaillères, les parterres de violettes des chiens (viola canina) nous faisaient des haies d'honneur, ce qui ajoute un beau plus pour démarrer une journée sur une pente raide.

Au carrefour, nous entrons directement dans l'ambiance du Sappey avec les tableaux de l'exposition sonore et visuelle jusqu'au plateau de Chamechaude, le plus haut sommet du massif de Chartreuse (2082m). Le thème N°2 décrit une ferme au Sappey avec l'invitation "ailleurs, au coin de la Bergerie".

Après une seconde grimpette, sur un talus à moins de 50 cm d'écart, deux morilles rondes (morchella rotunda) seront vues quasi instantanément par Jacques et Walter. Votre serviteur réussira à immortaliser l'une d'entre elles.

Cette trouvaille déclenchera un mouvement de foule parmi les présents, dont une partie cherchera, sans succès, à visualiser les bords encombrés de végétation.

Le pas se fit de plus en plus pressant, avec différentes tentatives ! Nonchalamment, Martine trouva son bonheur avec une morille conique (morchella deliciosa), au pied d'un sapin.

Les pluies qui ont succédé au vent chaud du Sahara n'ont pas été suffisantes pour fournir l'hygrométrie adéquate à la poussée fongique, d'autant que depuis la veille, le schéma de la semaine précédente se renouvèle, le vent assèche les parties les plus humides.

Notre groupe encore au complet a quitté le GR9 Tour de Chartreuse pour pénétrer  dans le bois de Montjalat, la consigne donnée étant de ne pas monter trop haut, sauf qu'à trouver quelques spécimens d'hygrophores de mars (hygrophorus marzuolus) donne des ailes et parfois des appels à la recherche de sa bien-aimée, du style "mon minou, t'es où ?".

Ou bien," Michel où faut-il aller !" Sauf que la carte ne contenait que 2 coups de stabylo, en rose et en vert, sans flèches et nous n'étions pas tout à fait dans la configuration habituelle. 

Suite à un coup de fil, Michel a su conduire la partie du groupe vers le point de ralliement, sauf que Walter et Marc ne seront pas restés dans la même combe. 

Nous les avons attendus, puis il a fallu prendre une décision, celle de poursuivre le circuit initialement prévu. 

Sur cette seconde partie, les cueillettes ont été plus belles et quasiment presque tous les sociétaires présents ont trouvé des hygrophores, sauf Michel qui jusqu'à 11H50, s'assurait que le reste du groupe ne se perde pas.

Pour le pique-nique, Jean-Marc avait suggéré de faire des toasts à l'ail des ours, Martine ira plus loin dans sa recherche culinaire en créant une pâte à crêpes à l'ail des ours et dans chaque crêpe elle a déposé une tranche de jambon de Paris badigeonné à l'ail des ours, avant de faire 8 rouleaux découpées en buchettes.

Dommage pour Walter et Marc qui n'ont pu gouter cette préparation, mais de l'avis unanime, ce fût un régal.

Les images sont rajoutées au dossier mars-Avril 2024 


dimanche 31 mars 2024

Sortie du 30 mars 2024 Les Quatre Seigneurs


L'atmosphère de ce début de sortie était plongé dans un vent venu du Sahara qui rend l'air poussiéreux.

Les 19 sociétaires téméraires disponibles à l'occasion de ce week-end pascal, ont entrepris un parcours pédestre au départ du Col du Gourlu sous ce paysage lunaire. 

Voici le groupe contemplant au Hameau du Bigot une jolie basse-cour pour coqs et poules, et enfin la première morille fût trouvée par la famille Li au bois de Risatis. 

Lors de la montée jusqu'au village de Romage, puis sur le chemin des Civières, plusieurs morilles grises nous attendaient sur les côteaux.

Nous nous sommes arrêtés pour une pause photo au Belvédère du Peuil, avant d'entreprendre la montée de la Rochette.

Les rafales de vent ont projeté une mésange sur un mur de pierres, ce fut une découverte décevante.

Finalement la pluie a fait son apparition juste avant d'arriver au refuge Relais Cyné d'Herbeys.

Nous avons apprécié d'être à l'abri et au chaud pour notre casse-croûte. Le retour s'est effectué par le bois du Fournet avant d'atteindre la prairie du Gourlu, où quelques pézizes et morilles grises se sont offertes à nous.

Le clou de la sortie, fut la trouvaille d'une belle morille conique sous un sapin. dans la descente.
Notre retour vers 15 h 30 s'est effectué sous la pluie avec un dénivelé cumulé de 450 m.

A la lecture de ce billet, vous aurez compris que le champignon recherché était la Morille, excellent comestible qui exige d'être dégusté avec précaution. Chaque année, il provoque des intoxications, voire des décès.

Ce goût subtil, il importe de le traiter comme un aromate extraordinaire dont il ne faut pas abuser.

Blondes ou noires, les morilles (Morchella esculenta, Morchella conica…) sont des champignons comestibles très recherchés. Les morilles sont toxiques crues. 

Consommées insuffisamment cuites ou en grande quantité (quelques centaines de grammes), elles peuvent être responsables de symptômes neurologiques, accompagnés ou non de troubles digestifs. Ces symptômes sont parfois précédés de nausées, vomissements, diarrhées, ballonnements, douleurs abdominales. Dix à douze heures après le repas, les patients se plaignent de troubles de la vue, de vertiges, de tremblements, d’instabilité et d’incoordination à la marche. 

L’intoxication est de courte durée : les symptômes disparaissent spontanément en moins de 24 heures, si vous n'en avez pas trop consommées (déjà un décès en 2024 annoncé par le centre antipoison de Suisse).
Il est conseillé de laisser sécher les morilles fraîches et de les préparer seulement une fois déshydratées, ramollies, pour supprimer les toxines. Ainsi, on évite non seulement l’apparition de ce syndrome, mais on préserve aussi toute la saveur de la morille.

Les images sont rajoutées au dossier mars-Avril 2024